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Cours de français à Marseille : Marseille - Provence

Marseille - Provence

École Internationale de Marseille. Notre Dame de la Garde, Vieux Port, la Canebière, Fort Saint Jean, Fort Saint Nicolas, MuCEM.

Ville d’art et de culture, Marseille a plus d’une merveille à vous faire partager.
Avec ses 26 siècles d’existence, elle conjugue tradition et modernité. La ville est un véritable parcours qui conduit le visiteur depuis ses origines grecques et romaines jusqu’aux grandes réalisations architecturales du XXIe siècle, en passant par les fondations religieuses médiévales, les fortifications du XVIe siècle, les riches demeures des XVIIe et XVIIIe siècles et les nombreux édifices prestigieux construits au XIXe siècle.

 

Les Forts

Le site du fort Saint-Jean a été occupé depuis l’Antiquité, mais ce n’est qu’au XIIIe siècle que les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem (futur ordre de Malte) s’y installent donnant son nom au quartier. Certains vestiges sont encore visibles. La massive tour Carrée est élevée après le sac des Aragonnais (1423) par le Roy René, à l’emplacement de la tour Maubert, pour défendre l’entrée du port. La tour du fanal est édifiée en 1644 et le Chevalier de Clerville construit le fort prévu par Louis XIV dans les grands projets pour Marseille. Il fait creuser un fossé inondable afin d’isoler le fort de la ville. Il sert de garnison, puis de prison pendant la Révolution. Pendant la deuxième guerre mondiale, il est occupé par un dépôt de munitions de l’armée allemande qui explose en 1944 causant de gros dégâts au fort et au Pont Transbordeur. Le fort a été classé Monument Historique en 1964 et est inclus au MuCEM depuis 2013.

   

Les Consignes sanitaires


Au XVIIIe siècle, le très beau bâtiment de la consigne était le siège de l’Intendance sanitaire de Marseille chargée de la prévention des épidémies et de la mise en quarantaine systématique des bateaux. Un deuxième bâtiment est construit à l’identique au cours du XIXe siècle. En 1720, malgré ces mesures le bateau le Grand Saint-Antoine a propagé la peste dans toute la ville et bientôt dans toute la Provence.

 

De l’autre côté de la passe, dès 1660 le Chevalier de Clerville construit le fort Saint-Nicolas sur ordre de Louis XIV qui voulait tenir Marseille en respect en cas de rébellion. 
Auparavant, à cet emplacement se trouvait une tour servant à manoeuvrer la chaîne qui fermait l’entrée du port. Emportée comme trophée après le Sac des Aragonnais, cette chaîne se trouve actuellement dans la cathédrale de Valence, en Espagne. 

Le Haut-Fort (Entrecasteaux) et le Bas-Fort (Ganteaume) sont achevés en 1663 et 1664.
En mai 1790, les Marseillais furieux et rancuniers d’avoir eu à subir cette citadelle avec ses canons pointés vers eux, profitèrent de la Révolution pour commencer à démolir le fort. 
Sous le Second Empire, lors de la construction de la Résidence Impériale (le Pharo), le fort est coupé en deux afin de créer une voie d’accès détruisant ainsi le symbole de l’autorité royale.
Actuellement, le fort Entrecasteaux fait l’objet de rénovation menée par l’association Acta Vista.

  


La place Thiars


Les anciens Arcenaulx de Marseille occupaient un espace compris entre la rue Breteuil, le quai de la Fraternité, le quai de Rive-Neuve et la rue Fort Notre-Dame. Du XVe siècle au milieu du XVIIIe siècle, les galériens sont répartis entre les chiourmes de Brest, La Rochelle et Toulon.
En 1494, Charles VIII fait armer six galères à Marseille, puis en 1512 Louis XII fait construire six nouveaux terceneaux (hangars de construction et réparation navale). Mais il faudra attendre 1660 la venue de Louis XIV à Marseille pour qu’un Grand Arsenal des Galères soit construit et qu’un remodelage de la ville soit projeté par Nicolas Arnoul. Ce sera la plus importante opération d’urbanisme réalisée en Provence aux temps modernes, et, pour la première fois de son histoire, le port se trouve au cœur de la ville. Le Grand Arsenal s’étend alors jusqu’à la rue Paradis et au bas de la Canebière où les bâtiments sont réutilisés et englobés dans le périmètre du nouvel arsenal.

Environ 10 000 galériens y vivent dans des conditions de détention déplorables. Néanmoins, certains tiennent boutiques sur le port ou travaillent dans les savonneries de la rue Sainte et de la Place aux Huiles, s’assurant ainsi de maigres revenus.

 

   

La Criée

En 1909 est ouverte une criée aux poissons qui restera en activité jusqu’en 1975 date à laquelle le marché aux poissons est transféré au nord de la ville au port industriel de Saumaty. Le bâtiment est alors entièrement repensé de l’intérieur, mais sa façade conserve son ordonnance originale. Le Théâtre National de Marseille est inauguré en 1981 par le maire de Marseille Gaston Defferre. Dirigée pendant plus de dix ans par Marcel Maréchal, « la Criée » affiche une très belle programmation chaque saison.


C’est au n° 32 du quai de Rive Neuve que naît Vincent Scotto le 21 avril 1874.
En face de l’embarcadère du ferry-boat se trouve le Bar de La Marine qui doit sa renommée à Marcel Pagnol. Il reste le principal décor de la trilogie « Marius, Fanny, César » dont l’action se déroule sur le Vieux-Port dans le Marseille des années 1930.
  

Le palais du Pharo  

Le promontoire du Pharo était autrefois appelé la Tête de More. L’anse qui lui faisait suite à l’Ouest donne son nom au Pharo. Le “Farot” était la butte qui séparait cette anse de la pleine mer.

La décision de construire une résidence impériale à Marseille revient au Prince-Président Louis-Napoléon qui, lors de son voyage en septembre 1852, charge l’architecte Vaucher de trouver un emplacement à la demeure et d’en dresser les plans. Puis c’est l’architecte de Napoléon III, Lefuel, qui est chargé du projet. De son côté, la Ville décide d’offrir les terrains choisis, de la Réserve et du Pharo.
L’Empereur n’y a jamais séjourné. Après la mort de Napoléon III, l’Impératrice Eugénie, devenue seule propriétaire du Pharo, l’offre alors à la ville. Par la suite, l’intérieur du Palais du Pharo est modifié par sa transformation en Ecole de Médecine en 1904.

Aujourd’hui le Palais du Pharo est un lieu de travail destiné aux congrès, conventions, colloques. Le site dispose de 7000m2 d’espaces congrès répartis dans le Palais historique et dans une extension contemporaine de 2013, pouvant ainsi accueillir au total près de 2500 personnes.

  

La rue de la République


Cette voie rectiligne, créée en 1860 sur le modèle parisien haussmanien, relie le centre historique au nouveau port de la Joliette construit en 1844 et dont l’activité marchande ne cessait d’augmenter.

Les plans de la rue ont été exécutés à partir de 1862 et deux années furent consacrées aux démolitions et terrassements. 16 000 personnes ont ainsi été délogées de près de 1000 maisons, le coût de cette opération immobilière s’est élevé à plus de cent millions de francs. La rue Impériale a été inaugurée le 15 août 1864 et les immeubles ont été bâtis dans un style éclectique alliant le charme de la Renaissance et la rigueur du néo-classique. Malgré des commodités telles que l’eau et le gaz la commercialisation de la rue a été un échec total. 

L’aménagement de la place Sadi-Carnot est compris dans ce projet urbain ainsi que la rue Colbert dont le tracé n’est que partiellement réalisé.

L’actuelle rue de la République réhabilitée est une artère primordiale à Marseille puisqu’elle relie les quartiers Sud aux quartiers Nord et se trouve au coeur du projet Euroméditerranée.

 

   

 

L’église Saint-Cannat 


L’église commencée en 1558 est consacrée en 1619 sous le vocable de l’Annonciation de la Sainte-Vierge. Au milieu du XVIIIe siècle les frères Gérard construisent la grande façade « à la romaine » dont le fronton et l’ordre supérieur sont supprimés en 1926 pour des raisons de sécurité. Lors de l’ouverture de la rue Colbert, le couvent est détruit. L’église devient paroisse en 1803 sous le vocable de Saint-Cannat, ancien évêque de Marseille.

 

Les cathédrales  

 

La Vieille Major 


Depuis le Ve siècle plusieurs édifices se succèdent à cet emplacement, mais l’église actuelle d’architecture romane provençale construite en pierre rose des carrières de la Couronne date du milieu du XIIe siècle. Le clocher n’est édifié qu’au XIVe siècle. Elle reste cathédrale jusqu’en 1852, mais continue à servir d’église paroissiale jusque dans les années 1950. La construction de la nouvelle cathédrale a amputé de deux travées la Vieille Major mais a permis la mise à jour du baptistère paléochrétien de plan centré, carré à l’extérieur et octogonal à l’intérieur, de dimensions impressionnantes (plus de 25 mètres de côté) et dont le décor était très raffiné. Il a été réenfoui et la Nouvelle Major a été construite à cet emplacement. L’édifice a été classé aux titres des Monuments Historiques en 1840. La Vieille Major ne se visite pas.


La Nouvelle Major


Marseille connaît au XIXe siècle un formidable essor social, démographique et économique menant à une période de grands travaux. Louis-Napoléon Bonaparte pose la première pierre de la nouvelle cathédrale en 1852, consacrée en 1896, les plans sont de l’architecte Léon Vaudoyer. A sa mort, en 1872, Henry Espérandieu, architecte de Notre-Dame de la Garde et du Palais Longchamp, reprend le chantier jusqu’à sa mort en 1874. C’est enfin Henri Revoil qui achève la nouvelle cathédrale. De style romano-byzantin, elle est en forme de croix latine avec déambulatoire. Sa longueur totale est de 146 mètres, la coupole principale culmine à près de 70 mètres de hauteur et 18 mètres de diamètre. La Nouvelle Major a été classée Monument Historique en 1906.
En 1995 Monseigneur de Mazenod (1782-1861) a été canonisé par Jean-Paul II ; son corps repose dans la grande chapelle du déambulatoire de la cathédrale. 
Les entrepôts situés dans les voûtes aux pieds de la Major, ont arrêté leur activité commerciale à la fin des années 1970 et ont fermé. En 2014, ce lieu a fait l’objet d’une importante réhabilitation pour la création d’un nouvel espace urbain : pôle de rencontre et de convivialité. « Les Voûtes Marseille»  accueillent aujourd’hui des boutiques, restaurants, bars…

 


Le Palais Longchamp


Dès le XVIe siècle on envisage de creuser un canal qui alimenterait Marseille en eau de la Durance. Au XIXe siècle le problème de l’eau devient une obsession pour la municipalité, aggravé par une épidémie de choléra en 1835. Dès 1838 des projets pour le creusement de ce canal sont établis et c’est celui de l’ingénieur des Ponts et Chaussées Franz Mayor de Montricher qui est retenu. Pour creuser ce canal, long de 85 kilomètres, il a fallu ouvrir des souterrains, construire 18 ponts aqueducs, 10 ans de travaux et la ténacité de certains élus. Dès le début du chantier en 1839, on imagine la construction d’un château d’eau monumental à la gloire de cette eau si précieuse. Après plusieurs projets, c’est celui de l’architecte de Notre-Dame de la Garde, Henry Espérandieu qui sera choisi pour édifier le plus remarquable des édifices construits à Marseille sous le Second Empire.

Le monument inauguré en 1869, commémore l’arrivée des eaux du canal de la Durance à Marseille que l’on retrouve évoqués dans le décor. Le célèbre sculpteur animalier Antoine Louis Barye a réalisé les lions et les tigres de l’entrée et la fontaine monumentale au centre de la colonnade est l’œuvre de Jules Cavelier. 
Il réunit sur un même site le musée des Beaux-Arts, le Muséum d’histoire naturelle, et un parc botanique et anciennement zoologique.
Installé dans l’aile gauche du Palais, rénové et réouvert en 2013, le musée des Beaux-Arts conserve des peintures, des sculptures et des dessins du XVIe au XIXe siècle, il est le plus vieux musée marseillais, puisqu’il a été crée en 1801.

Dans l’aile droite du palais est installé le Muséum d’histoire naturelle  depuis 1869. Le Muséum regroupe des collections de cabinets de curiosités du XVIIIe siècle de la ville et des dons de l’Etat. Ses collections lui ont valu d’être classé en première catégorie en 1967 comme neuf autres grands Muséums de France.

 


L’observatoire fut le plus ancien établissement scientifique de Marseille. D'abord installé aux Accoules, il déménagea en 1864 sur le site du Plateau Longchamp où y fut installé le plus grand télescope au monde à miroir en verre (80 cm de diamètre). Ce télescope fonctionna pendant un siècle. L'observatoire fut un grand laboratoire de recherche pendant plus de 140 ans mais les chercheurs ont maintenant quitté le site pour le Technopôle de Château-Gombert. Le site reste ouvert au public et aux scolaires et l'association «  Andromède » qui existe depuis 40 ans  propose régulièrement des activités de diffusion de l'astronomie : séances de planétarium, visites d'expositions, visites du "grand" télescope et de la lunette historique, observations du Soleil et du ciel, conférences..."

 

 

Les Docks


Ce quartier date du début du XIXe siècle, une époque marquée à Marseille par une forte croissance économique et de grandes réalisations urbanistiques. Le plan d’eau du Vieux-Port arrive alors à saturation, notamment en raison de l’apparition des navires à vapeur. En 1842, un projet d’extension du port vers la Joliette est donc entériné. Les travaux en sont achevés dès 1853.

A la jonction des voies de terre et des voies de mer, un nouvel outil portuaire se dessine, avec, entre autre, la fondation de la Compagnie des Docks et Entrepôts. Construits par Gustave Desplaces de 1858 à 1863, ces docks se développent sur plus de 400 mètres avec quatre corps de bâtiments d’entrepôts reliés entre eux et terminés par un magnifique hôtel d’administration (de style Louis XIII en briques et pierres). Chaque entrepôt s’organise autour d’une cour centrale avec six étages d’espaces de magasins… Comparables à ceux de Londres dont Desplaces s’est sans doute inspiré, ils constituent la réalisation marseillaise du Second Empire la plus moderne et la plus coûteuse après la Nouvelle Major et la Préfecture.   

Après une période de quasi abandon, les Docks ont retrouvé leur splendeur grâce à la magistrale réhabilitation de l’architecte Éric Castaldi.
Les docks, intégrés du programme Euroméditerranée sont en cours de rénovation et ouvriront en 2015.

 

   

 

Marseille, Côté Sud
  
Le Parc Chanot abrite un parc d’expositions, un centre de congrès et un jardin public doté de nombreuses aires de jeux pour les enfants. C’est ici que se tient chaque année, de fin septembre à début octobre, la Foire Internationale de Marseille et que se sont tenues les expositions coloniales de 1906 et 1922.

 

Le bâtiment Inaugurée en 1992 et construit par Roland Simounet, présente une architecture repliée sur elle-même comme un cloître pour une concentration optimale des danseurs.

 

Le Château et le parc Borély


Autrefois propriété de la famille Borély qui fît construire ici sa bastide en 1766. Une partie du domaine a été rachetée par la Ville au milieu du XIXe siècle. Après avoir longtemps abrité un Musée d’Archéologie, le château rénové abrite depuis 2013 le Musée des Arts Décoratifs, de la Mode et de la Faïence.


Le parc de 17 hectares, avec lac, jardin "à la Française", roseraie, jardin botanique, pelouses ombragées et pistes cyclables, est un jardin public fort apprécié des Marseillais. Situé entre l'Huveaune, la mer, et le champ de courses, il est au cœur de nouveaux aménagements qui renforcent encore son attractivité (base de canoë kayak, practice de golf et piste circulaire). Il est mitoyen de l’hippodrome Borély

 

Château Pastré


Cette ancienne bastide, située dans un parc de 110 hectares, entre mer et collines, a été construite dans les années 1860 par l’architecte Jean Danjoy dans une réinterprétation du style Louis XIII mêlant subtilement la brique marseillaise à la pierre blonde d’Arles.